BMW série 1 Coupé année 2007

       

La BMW Série 1

BMW n'avait pas de véhicule dans le segment des compactes. Il y avait bien la Série 3 Compact mais... passons ! Le vide est désormais comblé avec l'arrivée de la Série 1. Pressentie comme outsider pour le titre de voiture de l'année 2005, cette compacte de luxe a la lourde tâche de se mesurer à l'Audi A3, voire à la Golf V, reines de la catégorie.

Prononcez "Série Une" ! On ne plaisante pas avec la grammaire chez BMW, la compacte s’accorde en genre et en nombre. La rigueur allemande est bien connue, et BMW ne faillit pas à la règle, surtout quand il s’agit de construire des voitures. Le constructeur munichois qui étoffe sa gamme dans tous les segments (X5, X3, Série 6 ), s'est enfin décidé à chatouiller les constructeurs généralistes sur un terrain qui lui est inconnu, ou presque. Légèrement au-dessus puisqu'elle s'affiche comme une Compacte "Premium", à l'image de l'Audi A3. BMW avait tâté timidement le terrain avec deux générations de Série 3 compact, mais sans réellement creuser. Il fallait préserver l’image de la marque sur un empattement limité. Pas simple. La "une" réussie le pari de réunir les éléments caractéristiques des autres modèles sur 4,23 mètres.

Une audace récompensée

A l’image de la série 5 à sa sortie, le design de la série 1 sort de l’ordinaire. Le designer en chef, Chris Bangle impose de nouveau sa patte. La Série 1 arbore une allure singulière avec son long capot, son porte-à-faux réduit, sa face avant en double-haricot et ses optiques à double feux. Une personnalité bien plus audacieuse que la (trop) classique Audi A3. La preuve : elle devient la première berline de la marque à disposer d’un hayon. Cette 5 portes annonce un volume de coffre de 330 litres et jusqu’à 1150 litres avec la banquette rabattue.

A l’intérieur, le design est à l’image de la marque : sobre et élégant. On regrettera peut-être la trop grande diversité des plastiques. Sinon rien d’autre à dénigrer. Les rangements sont judicieusement disposés, le compteur à aiguilles blanches agréable à regarder et la position de conduite adaptée à tous les gabarits. Les sièges, semi-baquets sont adaptables en largeur. L’accès aux places arrière en revanche se révèle assez étroit, le tunnel de transmission les encombrant passablement. Moderne, la Série 1 fait l'impasse sur la clé de contact. Pour la remplacer, un simple boîtier qu'on introduit dans un logement à droite du volant. Il n'y a plus qu'à presser le bouton "start" en n'oubliant pas de débrayer. Avare en équipement de confort, elle est livrée sans roue de secours, obligeant le client à recourir à la liste des options. Pas génial pour une voiture dont les prix oscillent entre 21 600 et 31 000 euros.

Un puissant diesel

Contrairement à Mercedes qui propose désormais des véhicules à traction (Classe A), BMW n’a pas renié la tradition et décline son "petit" modèle en propulsion, et c'est bien au niveau du plaisir de conduite que la Série 1 fait la différence. Trois motorisations sont disponibles sous son capot : 1,6l et 2l (150 ch) essences et un 2l diesel (163 ch). Un 1,8l diesel fera son apparition avant la fin de l'année. Le bloc de 150 ch promet des performances presque dignes d'une sportive. Il abat le 0 à 100 km/h en 10 s. Sa vitesse de pointe atteint les 201 km/h. Pour exploiter au mieux cette mécanique, une boite manuelle à 6 rapports (automatique en option) est proposée avec un étagement favorisant l’agrément. A noter que le châssis semble pouvoir encaisser une puissance et un couple bien supérieur. Un V6 est prévu pour 2005. Disponible actuellement en 5 portes, la série 1 sera certainement déclinée à foison : break, coupé et cabriolet.

 

 

 

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