Mercedes-Benz Class B 4x4 année 2007

   

Mercedes Classe B

Impossible aujourd'hui pour un constructeur qui se veut généraliste de ne pas avoir un monospace compact dans sa gamme.
Pour ceux qui en douteraient encore, il suffit de se pencher 5 minutes sur les chiffres du marché pour constater que ce segment est celui qui progresse le plus (+ 41 % depuis 2000) avec celui des SUV.
Mercedes a bien compris l'enjeu et dévoile trois nouveautés majeures dans ces deux catégories; à savoir la nouvelle génération de Classe M (Juillet 2005), le Classe B (Juin 2005) et ensuite le Classe R (2006): deux modèles regroupés dans une famille dénommée "Sports Tourer".
Le Classe B aussi appelé Compact sports Tourer avait été présenté sous la forme de prototypes quasi définitifs lors des derniers salons de Paris et de Genève.
Leader du haut de gamme en France, l'Etoile souhaite avec le classe B élargir sa gamme mais aussi sa clientèle en attirant des familles jeunes, branchées à la recherche d'un véhicule pratique, dynamique disposant d'une forte image.
C'est justement sur ce domaine que Mercedes désire faire la différence avec certains de ses concurrents plus "classiques" comme par exemple le Scénic, le Zafira ou le Picasso. Les paris sont ouverts.

Des lignes dynamiques

Même si l'esthétique est un domaine totalement subjectif, la Classe B confirme la nouvelle politique stylistique de la marque avec des lignes nettement plus agressives et rajeunies. Après la CLS, c'est au tour maintenant du Classe B d'en profiter. Viendront ensuite en 2005: les nouvelles générations de ML et de S.
En ce qui concerne le Classe B, celui-ci rompt avec les lignes plutôt conservatrices des monospaces compacts grâce à un style affirmé (ailes bodybuildées, nervures latérales très marquées.)
Au final, nous avons apprécié ce design qui va apporter une cure de jouvence à un segment loin d'être révolutionnaire sur le plan esthétique.

Un confort et une habitabilité exemplaires

Lorsqu'on découvre la fiche technique du Classe B, on remarque que celui-ci mesure 4,27 m soit exactement la même taille que le Scénic, comme par hasard diraient certaines mauvaises langues. En revanche, le dernier-venu offre un empattement plus grand de 10 cm ce qui laisse entrevoir une habitabilité arrière intéressante.
Pour concevoir ce Classe B, Mercedes n'est pas parti d'une feuille blanche puisque de nombreux équipements sont issus de la Classe A ( env 60 % ) dont notamment la structure sandwich qui permet d'augmenter le côté sécuritaire de la voiture mais également son habitabilité avec des motorisations installées partiellement sous l'habitacle.
Dans la pratique, le Classe B ne déçoit pas. A l'avant, le conducteur trouve rapidement une position de conduite idéale avec les réglages du siège et du volant mais il est regrettable que le volant réglable en profondeur soit en option (156 €). Pour le reste, on appréciera le volant bien vertical et les jambes allongées. Une position très proche de celle d'une voiture de sport et radicalement différente de celle des monospaces et notamment du Scénic.
A l'arrière, la situation est encore plus enviable avec un espace aux genoux important ce qui ravira les passagers. A titre de comparaison, le Classe B est plus spacieux qu'une ancienne Classe S ! Si deux passagers prendront place aisément, il n'en sera pas de même avec 3 occupants à l'arrière puisque ceux-ci seront comprimés en largeur et celui du centre devra en plus composer avec un tunnel de transmission gênant et surtout inutile puisque le Classe B ne sera pas disponible en 4 roues motrices.

6 moteurs dont un inédit

Pas de surprise de ce côté puisque Mercedes reprend la majorité des motorisations de la Classe A avec 4 essence et 2 diesels. On retrouve donc logiquement en essence le 1.5 de 95 ch *, le 1.7 de 116 ch, le 2.0 de 136 ch et le tout nouveau 2.0 T de 193 ch. L'offre diesel est un peu plus restreinte avec le 180 CDI de 109 ch et le 200 CDI de 140 ch.
Nous avons eu la chance d'essayer le 200 T et le 200 CDI, c'est à dire les deux motorisations les plus puissantes des deux carburations.
Le 200 T représente la grande nouveauté du Classe B. Attendu sur la Classe A, c'est finalement sur le monospace compact qu’il fait sa grande apparition. Ce 4 cylindres de 193 ch et de 280 Nm disponible dès 1800 Nm jusqu'à 4850 Nm qui chapeaute la gamme essence fait du Classe B le monospace compact le plus performant du marché avec une vitesse maximale de 225 km/h et un 0 à 100 km/h abattu en 7.3 secondes, devançant même le Zafira OPC.
A l'utilisation, le Classe B 200 T ne déçoit pas. Les reprises et les accélérations sont impressionnantes pour un véhicule de cette catégorie. Fort d'une telle puissance, on prend plaisir à passer les rapports qui se gratifient par une accélération franche. Ce plaisir devient même déraisonnable. Les 1300 kg ne posent donc aucun problème pour être déplacés.
Un tel caractère a des conséquences en matière de consommation puisque le constructeur annonce 8,2 l/100 km mais dans la réalité, on en est loin puisque nous avons constaté une consommation supérieure à 10 litres.
Si l'on pousse la réflexion un peu plus loin, on peut même se demander pourquoi avoir installé un tel moteur sur le Classe B sachant que la clientèle devrait être majoritairement familiale et que cette motorisation ne devrait représenter que 2 % des ventes. La réponse est simple: c'est une question d'image.
En diesel, la majorité des ventes va être constituée par le 180 CDI mais le 200 CDI constitue l'offre la plus puissante. Déjà à l'aise sur la Classe A, celui-ci se comporte relativement bien sur le Classe B. Sur autoroute, son terrain de prédilection, ce moteur se comporte à merveille et confère à ce monospace des airs de grands voyageurs. Sur départementales, son couple de 300 Nm est disponible dès 1600 tr/min mais il faut bien avouer que le TDI 140 de Volkswagen donne une impression de puissance supérieure qui s'accompagne également d'une plus grande brutalité.
Les 300 Nm sont donc indispensables car les 1400 kg se font lourdement sentir. On peut s'interroger sur le comportement des motorisations inférieures; le poids restant toujours aussi important.
Avec la boîte Autotronic à 7 rapports, la situation est quelque peu différente. Cette transmission propose un grand agrément de conduite avec une absence totale d'à-coups mais celle-ci gomme quelque peu en revanche les sensations d'accélérations et ce n'est pas le mode Sport qui change radicalement les choses. En mode séquentiel, c'est un peu mieux mais en conduite rapide on a très vite tendance à se retrouver soit en sous-régime soit en sur-régime. On notera également un positionnement de levier fantaisiste puisqu'il est nécessaire de pousser le levier vers la droite pour monter un rapport et vers la gauche pour descendre. Pas très pratique car on a toujours tendance à vouloir monter ou descendre le levier de vitesses. Notre préférence va donc à la boîte mécanique.
Quel que soit votre choix de transmission, les consommations restent mesurées puisque nous avons relevé 7 l/100 km contre 6.0 litres annoncés par Mercedes mais en utilisant le mode séquentiel. Ceci explique peut être cela.

Un comportement agréable

En reprenant majoritairement les éléments de la Classe A, Mercedes a fait le choix de concevoir un modèle à transmission avant. Doté d'un train arrière parabolique, d'un ESP de dernière génération et d'un correcteur d'assiette, le Classe B dispose d'un comportement très sain et accrocheur. Pour rendre son dernier modèle encore plus sûr Mercedes l'a muni d'une innovation technique du dernier cri dénommée Steer Control qui agit en interaction avec la direction assistée électromécanique et aide le conducteur à stabiliser le véhicule dans les situations dynamiques délicates en assurant une assistance directionnelle adaptée. Même si son efficacité est difficilement évaluable, le Classe B reste fidèle à la trajectoire demandée et s'inscrit facilement en courbe même si nous avons souffert d'une direction un peu trop légère sur le 200 T. Une sensation qui s'est ensuite estompée avec le 200 CDI. Trop de puissance ou problème de réglage, celle-ci rendait toutefois la conduite relativement désagréable car floue et imprécise. Une impression atténuée avec les jantes 17 pouces qui dégrade légèrement le confort.
Cette direction assistée électromécanique nouvellement développée assiste malgré tout l’effort au volant en fonction de la vitesse du véhicule. Le Classe B se veut ainsi très maniable en ville tandis que sa direction devient plus consistance à vitesse plus élevée.
Les passagers apprécieront pour leur part l'absence de mouvement de caisse, ce qui rend les voyages plus agréables. Les personnes habituées au roulis des traditionnels monospaces seront comblées.

 

 

 

 

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