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Mercedes Classe B
Impossible aujourd'hui pour un constructeur qui se veut
généraliste de ne pas avoir un monospace compact dans sa gamme.
Pour ceux qui en douteraient encore, il suffit de se pencher 5
minutes sur les chiffres du marché pour constater que ce segment
est celui qui progresse le plus (+ 41 % depuis 2000) avec celui
des SUV.
Mercedes a bien compris l'enjeu et dévoile trois nouveautés
majeures dans ces deux catégories; à savoir la nouvelle
génération de Classe M (Juillet 2005), le Classe B (Juin 2005)
et ensuite le Classe R (2006): deux modèles regroupés dans une
famille dénommée "Sports Tourer".
Le Classe B aussi appelé Compact sports Tourer avait été
présenté sous la forme de prototypes quasi définitifs lors des
derniers salons de Paris et de Genève.
Leader du haut de gamme en France, l'Etoile souhaite avec le
classe B élargir sa gamme mais aussi sa clientèle en attirant
des familles jeunes, branchées à la recherche d'un véhicule
pratique, dynamique disposant d'une forte image.
C'est justement sur ce domaine que Mercedes désire faire la
différence avec certains de ses concurrents plus "classiques"
comme par exemple le Scénic, le Zafira ou le Picasso. Les paris
sont ouverts.
Des lignes dynamiques
Même si l'esthétique est un domaine totalement subjectif, la
Classe B confirme la nouvelle politique stylistique de la marque
avec des lignes nettement plus agressives et rajeunies. Après la
CLS, c'est au tour maintenant du Classe B d'en profiter.
Viendront ensuite en 2005: les nouvelles générations de ML et de
S.
En ce qui concerne le Classe B, celui-ci rompt avec les lignes
plutôt conservatrices des monospaces compacts grâce à un style
affirmé (ailes bodybuildées, nervures latérales très marquées.)
Au final, nous avons apprécié ce design qui va apporter une cure
de jouvence à un segment loin d'être révolutionnaire sur le plan
esthétique.

Un confort et une habitabilité
exemplaires
Lorsqu'on découvre la fiche technique du Classe B, on
remarque que celui-ci mesure 4,27 m soit exactement la même
taille que le Scénic, comme par hasard diraient certaines
mauvaises langues. En revanche, le dernier-venu offre un
empattement plus grand de 10 cm ce qui laisse entrevoir une
habitabilité arrière intéressante.
Pour concevoir ce Classe B, Mercedes n'est pas parti d'une
feuille blanche puisque de nombreux équipements sont issus de la
Classe A ( env 60 % ) dont notamment la structure sandwich qui
permet d'augmenter le côté sécuritaire de la voiture mais
également son habitabilité avec des motorisations installées
partiellement sous l'habitacle.
Dans la pratique, le Classe B ne déçoit pas. A l'avant, le
conducteur trouve rapidement une position de conduite idéale
avec les réglages du siège et du volant mais il est regrettable
que le volant réglable en profondeur soit en option (156 €).
Pour le reste, on appréciera le volant bien vertical et les
jambes allongées. Une position très proche de celle d'une
voiture de sport et radicalement différente de celle des
monospaces et notamment du Scénic.
A l'arrière, la situation est encore plus enviable avec un
espace aux genoux important ce qui ravira les passagers. A titre
de comparaison, le Classe B est plus spacieux qu'une ancienne
Classe S ! Si deux passagers prendront place aisément, il n'en
sera pas de même avec 3 occupants à l'arrière puisque ceux-ci
seront comprimés en largeur et celui du centre devra en plus
composer avec un tunnel de transmission gênant et surtout
inutile puisque le Classe B ne sera pas disponible en 4 roues
motrices.

6 moteurs dont un inédit
Pas de surprise de ce côté puisque Mercedes reprend la
majorité des motorisations de la Classe A avec 4 essence et 2
diesels. On retrouve donc logiquement en essence le 1.5 de 95 ch
*, le 1.7 de 116 ch, le 2.0 de 136 ch et le tout nouveau 2.0 T
de 193 ch. L'offre diesel est un peu plus restreinte avec le 180
CDI de 109 ch et le 200 CDI de 140 ch.
Nous avons eu la chance d'essayer le 200 T et le 200 CDI, c'est
à dire les deux motorisations les plus puissantes des deux
carburations.
Le 200 T représente la grande nouveauté du Classe B. Attendu sur
la Classe A, c'est finalement sur le monospace compact qu’il
fait sa grande apparition. Ce 4 cylindres de 193 ch et de 280 Nm
disponible dès 1800 Nm jusqu'à 4850 Nm qui chapeaute la gamme
essence fait du Classe B le monospace compact le plus performant
du marché avec une vitesse maximale de 225 km/h et un 0 à 100
km/h abattu en 7.3 secondes, devançant même le Zafira OPC.
A l'utilisation, le Classe B 200 T ne déçoit pas. Les reprises
et les accélérations sont impressionnantes pour un véhicule de
cette catégorie. Fort d'une telle puissance, on prend plaisir à
passer les rapports qui se gratifient par une accélération
franche. Ce plaisir devient même déraisonnable. Les 1300 kg ne
posent donc aucun problème pour être déplacés.
Un tel caractère a des conséquences en matière de consommation
puisque le constructeur annonce 8,2 l/100 km mais dans la
réalité, on en est loin puisque nous avons constaté une
consommation supérieure à 10 litres.
Si l'on pousse la réflexion un peu plus loin, on peut même se
demander pourquoi avoir installé un tel moteur sur le Classe B
sachant que la clientèle devrait être majoritairement familiale
et que cette motorisation ne devrait représenter que 2 % des
ventes. La réponse est simple: c'est une question d'image.
En diesel, la majorité des ventes va être constituée par le 180
CDI mais le 200 CDI constitue l'offre la plus puissante. Déjà à
l'aise sur la Classe A, celui-ci se comporte relativement bien
sur le Classe B. Sur autoroute, son terrain de prédilection, ce
moteur se comporte à merveille et confère à ce monospace des
airs de grands voyageurs. Sur départementales, son couple de 300
Nm est disponible dès 1600 tr/min mais il faut bien avouer que
le TDI 140 de Volkswagen donne une impression de puissance
supérieure qui s'accompagne également d'une plus grande
brutalité.
Les 300 Nm sont donc indispensables car les 1400 kg se font
lourdement sentir. On peut s'interroger sur le comportement des
motorisations inférieures; le poids restant toujours aussi
important.
Avec la boîte Autotronic à 7 rapports, la situation est quelque
peu différente. Cette transmission propose un grand agrément de
conduite avec une absence totale d'à-coups mais celle-ci gomme
quelque peu en revanche les sensations d'accélérations et ce
n'est pas le mode Sport qui change radicalement les choses. En
mode séquentiel, c'est un peu mieux mais en conduite rapide on a
très vite tendance à se retrouver soit en sous-régime soit en
sur-régime. On notera également un positionnement de levier
fantaisiste puisqu'il est nécessaire de pousser le levier vers
la droite pour monter un rapport et vers la gauche pour
descendre. Pas très pratique car on a toujours tendance à
vouloir monter ou descendre le levier de vitesses. Notre
préférence va donc à la boîte mécanique.
Quel que soit votre choix de transmission, les consommations
restent mesurées puisque nous avons relevé 7 l/100 km contre 6.0
litres annoncés par Mercedes mais en utilisant le mode
séquentiel. Ceci explique peut être cela.
Un comportement agréable
En reprenant majoritairement les éléments de la Classe A,
Mercedes a fait le choix de concevoir un modèle à transmission
avant. Doté d'un train arrière parabolique, d'un ESP de dernière
génération et d'un correcteur d'assiette, le Classe B dispose
d'un comportement très sain et accrocheur. Pour rendre son
dernier modèle encore plus sûr Mercedes l'a muni d'une
innovation technique du dernier cri dénommée Steer Control qui
agit en interaction avec la direction assistée électromécanique
et aide le conducteur à stabiliser le véhicule dans les
situations dynamiques délicates en assurant une assistance
directionnelle adaptée. Même si son efficacité est difficilement
évaluable, le Classe B reste fidèle à la trajectoire demandée et
s'inscrit facilement en courbe même si nous avons souffert d'une
direction un peu trop légère sur le 200 T. Une sensation qui
s'est ensuite estompée avec le 200 CDI. Trop de puissance ou
problème de réglage, celle-ci rendait toutefois la conduite
relativement désagréable car floue et imprécise. Une impression
atténuée avec les jantes 17 pouces qui dégrade légèrement le
confort.
Cette direction assistée électromécanique nouvellement
développée assiste malgré tout l’effort au volant en fonction de
la vitesse du véhicule. Le Classe B se veut ainsi très maniable
en ville tandis que sa direction devient plus consistance à
vitesse plus élevée.
Les passagers apprécieront pour leur part l'absence de mouvement
de caisse, ce qui rend les voyages plus agréables. Les personnes
habituées au roulis des traditionnels monospaces seront
comblées.

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